2011 Château Pouget Margaux Grand Cru Classé

2011 Château Pouget Margaux
407541
Case of 6 bottles 750ml
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Château Pouget 2011

Le Château Pouget prend son nom avec l’arrivée de François-Antoine Pouget à la tête du cru, en 1748. Le maréchal-duc de Richelieu, très attaché au vin, lui donnera le blason qui trône toujours sur l’étiquette. Mais le Château Pouget entre véritablement dans l’histoire des grands Bordeaux en 1855 avec l’accession au rang de quatrième Grand Cru Classé. Le maréchal-duc de Richelieu est à l’origine du blason et de la devise du Château Pouget. « L’amour sur ton cœur étendra sa puissance. Ton verbe sera clair comme le chant du Coq. A l’égal du Lion tu ne craindras le choc. Si de cestuy nectar tu te remplis la panse. » Depuis 1906, le domaine est entre les mains de la famille Guillemet. En directeur technique expérimenté, Lucien Guillemet veille à ce que son vin exprime la beauté de ces sols de graves qui font rêver le monde entier. Avec lui, le Château Pouget est dirigé avec conviction et subtilité.

2010 restera comme une référence pour sa sécheresse continue et relativement modérée, tout au long du cycle végétatif.

2011 a démarré sous les mêmes auspices, avec un hiver et un printemps extrêmement secs, et des températures élevées pour mars, avril (de 3°C supérieures aux moyennes) et mai (1,5 à 2°C > moyennes).

Le débourrement, en conséquence, a été précoce et la pousse rapide.

La floraison est intervenue précocement, sous d'excellentes conditions. La mi-floraison a été notée vers le 15 mai, avec quelque trois semaines d'avance, ce qui nous faisait prévoir des vendanges autour du 5 septembre. Le peu de décalage entre les cépages annonçait aussi des vendanges relativement groupées. Nous étions alors inquiets des éventuelles températures élevées pour la récolte, qui auraient pu pénaliser la synthèse des arômes.

Juin fut plutôt frais. Il apporta quelques orages, avec de la grêle le 16, quelques jours de fortes chaleurs le 26 (38-40°C) et le 27 (36-37°C), avec des brûlures de raisins et de nombreux végétaux (camélias). La sécheresse a alors atteint un degré encore inconnu lors de millésimes précédents, et seuls les meilleurs terroirs ont pu éviter les stress dommageables à la vigne, grâce à l'enracinement profond qu'ils autorisent. En effet, la sécheresse intense et les températures très variables avaient déjà fragilisé les vignes, et cette période fut déterminante pour beaucoup de parcelles à Bordeaux.

Les premiers signes de la véraison ont été vus sur les jeunes pieds avant la fin du mois de juin.

Grand beau temps début juillet, qui limita la croissance des baies, ce qui est un facteur favorable, avant une deuxième quinzaine de juillet – fait assez rare – humide, avec des températures plutôt basses. Ce type de temps s'est prolongé sur août, modifiant la donne pour nos attentes de récolte. Le beau temps, idéal avec des nuits fraîches (< 16°C) est revenu le 9 août, après trois semaines maussades.

La demi-véraison du merlot, notée le 22 juillet, laissait prévoir des vendanges du 12 septembre environ. L'avance de la végétation, qui avait atteint trois semaines, s'est réduite pendant l'été.

Le début septembre a vu quelques pluies venir parfaire la maturation, mais le mois a connu un ensoleillement normal.

La récolte a finalement été précoce. Elle a commencé le 13 septembre. Le beau temps ne nous a ensuite pas quittés, ce qui a permis de laisser mûrir longuement les cabernets, dans de bonnes conditions, avant de les récolter au meilleur stade. Les derniers cabernets sont rentrés au chai le 3 octobre.

2011 sera finalement un millésime atypique, au profil climatique très particulier, quasiment à l'inverse d'une année normale avec une sécheresse et un ensoleillement intenses de début de cycle, juin et juillet plutôt frais, puis une période de maturation humide et fraîche. La nature nous enseigne une fois de plus sa complexité, et force notre humilité face à notre perception des phénomènes !

Les fermentations ont été rapides, et nous avons cherché, comme toujours, l'extraction du meilleur, en évitant tout caractère grossier ou herbacé.

A l'entonnage, les merlots étaient très souples, nets, frais, directs, tandis que les cabernets paraissaient bien fruités, souples, complexes et longs avec des arômes d'une grande finesse et une très belle longueur.

Les vins sont raisonnablement foncés, pourpres. Ils montrent un nez profond de fruit mûr, relevé d'épices. En bouche, ils sont soyeux dès l'attaque, avec un volume en bouche étonnant, fins, tendres, avec une grande fraîcheur et beaucoup d'élégance, avant une finale un peu ferme

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